Les commissaires de justice en chiffres


Combien y a- t-il de commissaires de justice en France ? Quel âge ont-ils ? Quelle est la proportion de femmes dans la profession ?
Découvrez le profil du commissaire de justice d’aujourd’hui dans ces infographies.


Implantation territoriale


Maillage territorial assuré

L’État répartit uniformément les commissaires de justice sur le territoire afin de rendre accessibles à toute la population, rurale ou citadine, les missions de service public qu’ils assurent. Au 1er janvier 2026, la France compte 2 208 offices de commissaires de justice, un chiffre en légère progression depuis 2023. Cette évolution traduit une stabilité du maillage territorial, essentiel à la proximité avec les justiciables.
Cette implantation homogène des offices sur le territoire assure une couverture efficace des besoins juridiques. Elle constitue un pilier du service public de la justice.
 La loi Macron de 2015 a instauré un principe de libre installation dans des zones où les professionnels sont susceptibles de manquer. 



Démographie 


Féminisation de la profession

La profession, à l'instar des autres professions du droit, se féminise très fortement. Si la première femme huissier de justice a été nommée en 1948, le métier de commissaire de justice a longtemps été considéré comme réservé aux hommes. Les femmes représentaient 20% des huissiers de justice au début des années 2000. Désormais, les femmes représentent 61% des commissaires de justice chez les moins de 30 ans. Une répartition qui s'observe également chez les professionnels de 30 à 39 ans.


Age des titulaires

La profession de commissaire de justice présente une structure d’âge relativement élevée, avec un âge moyen de 49,4 ans et une forte concentration entre 40 et 59 ans. Les hommes sont en moyenne plus âgés (51,5 ans) que les femmes (45,7 ans), traduisant une féminisation plus récente. Les tranches 50-59 ans et 40-49 ans dominent largement, confirmant un corps professionnel expérimenté.


Economie de la profession


Chiffre d'affaire et répartition des revenus 

Avec un chiffre d’affaires global de plus de 1,4 milliard d’euros, la profession repose majoritairement sur les émoluments, qui représentent 67 % des revenus. Les honoraires, plus concurrentiels, constituent quant à eux un tiers de l’activité. Cette répartition illustre le double positionnement du commissaire de justice : officier public réglementé et acteur du marché. Le poids important des émoluments témoigne du rôle central des missions légales dans l’activité économique.


Volume d'actes 

En 2024, près de 8,4 millions d’actes ont été réalisés, soit une activité particulièrement soutenue sur l’ensemble du territoire. Parmi eux, une part significative relève de l’aide juridictionnelle, illustrant la contribution de la profession à l’accès au droit. Chaque professionnel traite en moyenne près de 3 000 actes par an, ce qui témoigne d’une forte intensité opérationnelle. Cette volumétrie confirme le rôle essentiel des commissaires de justice dans le fonctionnement quotidien de la justice civile. Elle traduit également une demande constante de sécurisation juridique.


Les formes d'exercice 

Les structures d’exercice évoluent vers des formes de plus en plus collectives, avec une prédominance des SEL (40,9 %) et des SCP (25,6 %). L’exercice individuel ne représente plus qu’un cinquième des cas, signe d’une transformation du modèle économique. Les sociétés permettent de mutualiser les compétences et de répondre à des activités plus complexes. Les formes comme les SAS restent minoritaires mais en progression. Cette évolution reflète une profession en modernisation et en recherche de performance.